Riez tant que vous le pouvez ;
Pour cela, de là-haut Il va vous châtier !
Cria un homme de foi, accroupi aux pieds de mon lit.
Que faisait-il là, à genoux devant moi?
Etais-je entrain de rêver?
Je vis ma chambre se transformer,
Je n'étais plus couchée dans mes draps satinés ;
Mais debout face à lui.
A la place de mon lit, se trouvait des bancs...
Il fut un temps, où leur couleur,
Devait représenter la purté de ce lieu sacré,
Et où leur blancheur immaculée,
Devait être traîtée avec la plus grande pudeur.
Mon rêve m'aurait-il emprisonnée?
Le religieux, des larmes plein les yeux se releva,
Puis brusquement recula.
Quelque chose l'effrayait ;
Cette fois, il les voyait ;
Devant lui ils ricannaient,
De lui, ils se moquaient !
Mon rêve m'avait bel et bien dominée...
L'homme de Dieu, si pieux mais pourtant si peureux.
Humilié sans pitié par des damnés !
Acculé au pied de son propre bénitier,
Dans une église où il se croyait protégé,
Au sein de sa fraternité !
Le bien à ce moment, à ce terrible instant, était-il menacé?
Face à lui prit vie, une femme aux charmes hypnotique,
Au visage angélique,
Au corps de déesse,
Au coeur de diablesse !
Elle faisait de ses cris d'agonie,
De lugubre mélodies,
De sanglantes symphonies...
Le tenant fermement, un Lycan avide de sang,
Le morda à pleines dents !
Le mal serait-il entrain de gagné après tant d'années?
Un visage d'une rare pâleur,
Ne reflêtant que la peur,
Une ombre squelettique,
Cet être énigmatique,
Vaint à son tour ;
Son discours était sans détour...
Le Mal triomphera, le Mal dominera, le bien s'effacera, le bien se soumettra !
Il lui offrit sa vision de la vie,
Sa version de l'horreur,
Sa version de la terreur...
L'homme vit sa vision du Paradis,
L'homme apperçu sa version du bonheur,
Sa version de la spendeur...
JF


